À retenir
- C'est un point de départ étonnant pour une activité arctique, mais il a l'avantage d'être impossible à manquer.
- Un minibus noir conduit le groupe jusqu'à la base des huskys, puis le ramène au même endroit.
- Les explications, la mise en place des harnais et les animaux occupent autant les deux heures que les cinq kilomètres.
- Un abri chauffé, une boisson chaude et des biscuits : après une heure passée dehors, c'est plus appréciable qu'il n'y paraît.
Trouver le point de départ
Le rendez-vous est fixé sur le parking devant le Burger King de Levi. Il y en a un dans le village, et un minibus noir y attend le groupe. Rien de tout cela n'est glamour, mais tout est facile à trouver, ce qui, par un après-midi sombre de février, compte davantage que l'ambiance.
Arrivez quelques minutes en avance. Le groupe doit se réunir, les noms doivent être vérifiés et une réservation de deux heures ne peut pas se permettre d'attendre quelqu'un qui a quinze minutes de retard. Si vous séjournez à Levi, vous pouvez venir à pied ; si vous êtes venu en voiture, garez-vous sur le lieu du rendez-vous.
Habillez-vous avant d'arriver plutôt que de prévoir de vous changer. Il n'y a aucune installation sur le parking et le transfert est court.
Le trajet vers la base
Le trajet dure environ dix minutes. Le minibus quitte le village, les bâtiments disparaissent presque aussitôt et la route s'enfonce dans la forêt en se rétrécissant. Cette courte partie de l'excursion a son utilité : elle vous éloigne de la station, si bien qu'une fois à la base, le village semble très loin, même s'il ne l'est pas.
Au cœur de l'hiver, ce trajet se fait dans la pénombre ou dans l'obscurité, et la forêt de part et d'autre de la route est véritablement noire. En mars, il se fait de jour et vous pouvez voir le paysage dans lequel vous vous aventurez.
Le même minibus vous ramène à la fin au même parking.
L'arrivée à la base et les explications
La première chose que l'on remarque, c'est le bruit. Un chenil de huskys de travail qui voit arriver un minibus n'est pas silencieux, et ce vacarme n'est pas un signe de détresse : ce sont des chiens qui veulent courir et qui ont compris que le moment est venu. Le bruit cesse dès que les attelages se mettent en mouvement.
Les explications sont brèves et portent sur l'essentiel : le frein, une barre au niveau des pieds sur laquelle vous appuyez ; l'ancre à neige, qui immobilise un traîneau à l'arrêt ; la manière de vous pencher dans un virage plutôt que de lutter contre lui ; et la règle que tout le monde entend deux fois : ne jamais lâcher le traîneau.
Les chiens sont ensuite attelés. Cela prend plus de temps que les visiteurs ne l'imaginent, et il vaut mieux observer cette étape que la subir en attendant, car c'est à ce moment que vous voyez comment les chiens sont traités et à quel point ces gestes leur sont familiers.
La cour du chenil à l'arrivée, avant d'atteler les équipes
Les cinq kilomètres
Deux personnes partagent un traîneau : l'une se tient sur les patins et le conduit, l'autre s'assoit dans la caisse. À mi-parcours, vous échangez les rôles, afin que chacun conduise et profite du trajet. Le guide court à côté de vous ou devant vous pendant toute la distance.
Les premières centaines de mètres sont les plus animées. Les chiens démarrent rapidement parce qu'ils sont impatients, le traîneau semble instable parce que vous n'y êtes jamais monté debout et le frein est davantage sollicité que pour la suite du parcours. Puis l'attelage se cale dans un trot régulier, le traîneau cesse de donner l'impression de pouvoir vous échapper et tout devient silencieux.
Le sentier traverse une pinède avant de déboucher sur Rautusjarvi, un lac gelé. À cette allure, cinq kilomètres ne représentent pas une longue distance et presque tout le monde dit ensuite qu'il en aurait volontiers fait davantage.
Les chiens, les chiots et les rennes
Après la balade, vous passez du temps avec les animaux au lieu de remonter immédiatement dans le minibus, et cette partie de l'excursion est plus importante que ne le laissent entendre la plupart des descriptions. L'attelage que vous avez conduit est dételé et vous pouvez aller le remercier ; il vous accueille avec l'enthousiasme de chiens qui viennent de faire ce pour quoi ils sont faits.
Une portée de chiots âgés de quatre mois est également présente. Si vous voyagez avec des enfants, préparez-vous à ce que ce soit la partie dont ils parleront pendant le reste du séjour.
Un espace est aussi réservé aux rennes à côté du chenil, avec la possibilité de les observer et de les nourrir. Deux rencontres avec des animaux au cours d'une même réservation de deux heures, c'est inhabituel, et toutes deux font partie de l'expérience.
L'abri et le réchauffement
Un abri chauffé avec des boissons chaudes et des biscuits clôt la partie en plein air. Après une heure passée immobile dans l'air arctique, ce n'est pas une simple attention : c'est le moment où vos mains retrouvent leur sensibilité.
Cela joue aussi un rôle pour le groupe. Ceux qui viennent de conduire un traîneau à chiens pour la première fois ont beaucoup à en dire, et c'est dans une pièce chaude, autour d'une boisson chaude, que les échanges ont lieu.
Accordez-lui le temps qu'il mérite. Le programme de l'excursion vous le permet largement.
Répartition approximative des deux heures
Dix minutes à l'aller, dix au retour, soit vingt minutes dans le minivan. Quinze à vingt minutes sur place pour le briefing et la mise en place des harnais. La sortie elle-même, à l'allure de travail de l'attelage, couvre cinq kilomètres. Puis vient le temps restant avec les chiens, les chiots, les rennes et dans l'abri.
Ces calculs comptent, car les attentes se forment à partir de l'expression « cinq kilomètres », et un visiteur qui s'est imaginé deux heures de traîneau sera déçu par une excursion présentée honnêtement partout comme durant deux heures au total.
En considérant les choses sous un autre angle, les mêmes calculs deviennent l'argument de l'excursion. Une courte sortie que vous conduisez vous-même, complétée par un vrai moment avec les animaux, dans le cadre d'une réservation qui vous laisse le reste de la journée libre.
Deux heures, dont vous conduisez vous-même la partie centrale
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Les deux heures, dans l'ordre
Rendez-vous au parking
Devant le Burger King de Levi, où vous attend un minivan noir. Arrivez quelques minutes à l'avance, déjà habillé chaudement pour l'extérieur.
Dix minutes en minivan à l'aller
À la sortie du village, vous gagnez la forêt par une route qui se rétrécit au fil du trajet.
Briefing et mise en place des harnais
Le frein, le crochet à neige, la façon de se pencher dans les virages et l'obligation de ne jamais lâcher le traîneau. Puis les attelages sont mis en place.
Cinq kilomètres sur les patins
Deux personnes par traîneau, avec échange des places à mi-parcours et le guide à vos côtés tout au long du trajet.
Chiens, chiots et rennes
Du temps avec l'attelage que vous avez conduit, une portée de chiots âgés de quatre mois et l'enclos des rennes à côté du chenil.
Un abri chauffé, puis le retour
Une boisson chaude et des biscuits à l'intérieur, puis le retour dans le même minivan jusqu'au même parking.
